Espace Diamant

EXPOSITION Et cendres et vive / Nitcheva


Vernissage le 26 novembre à 18h30
Exposition du 26 novembre au 19 décembre


Nitcheva, de son vrai nom Danielle Fiorentini, est née à Bastia le 18 octobre 1971.
Après des études de lettres à la Sorbonne où elle prépare une thèse sur le corps et le politique, elle enseigne en Corse dans le secondaire avant de s’installer à nouveau à Paris puis Berlin. Elle partage sa vie entre ces trois lieux qui chacun représente une part fondamentale de son parcours.
Sa rencontre avec l’écriture poétique s’est longtemps tenue à l’écart du milieu littéraire, et  d’autres rencontres, toutes aussi fondatrices, l’ont amenée à révéler son travail.
Très tôt s’impose un questionnement sur le corps (le corps comme interprétant fondamental) et son éthique, un questionnement nourri d’un rapport fusionnel, quasi mystique, avec le rock (et notamment The Stooges), qui est à ses yeux est la forme musicale la mieux à même de retranscrire  ces fulgurances qui la visitent et l’habillent. Avec la musique, elle n’a cessé d’entretenir une dynamique relevant de l’alchimie au sens philosophique du terme, et ses écrits tout comme ses performances en sont la restitution qu’elle cherche à rendre le plus fidèlement possible.
Au centre de son travail réside la quête de l’Altérité, celui du Féminin au-delà des questions du genre. Ce qu’elle vise, c’est « l’androgynie primordiale », la fameuse « coincidentia oppositorum » chère aux Surréalistes. Il n’est pourtant pas question d’écriture automatique. Mais d’un langage qui la tire de l’informe pour la mettre au monde à perpétuité.

Il y a eu des traversées de mondes
Des mers inabordables
L’urgence, la nécessité, les limites et leur bouche en cœur
De Giordano Bruno à Lévinas en passant par le punk, une même quête
Et des oasis de mots, d’images et de désir
Et puis la vie avec son phénix  
Tartagine en flammes, c’est là que tout a commencé
Il y a eu Berlin, ses anges, son éternel retour
Et la Corse comme à la proue, mère Marie matrice vorace et irréfragable
Il y a maintenant le Monde
 Et cendres et vive  en est un bout d’aube, une hostie noire en bouche
 
NOLI ME TANGERE

Rédigé le Mardi 26 Novembre 2019 à 11:07 | Lu 140 commentaire(s)




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