Espace Diamant

Mardi 14 juin, 18h30 A la Bibliothèque Fesch Rencontre avec Michèle ACQUAVIVA-PACHE autour de son nouveau roman


Bibliothèque Fesch / Entrée libre
"Les merles préfèrent Schubert - Un ordinnaire insulaire": Le 2 janvier 1986, exécution de Mohamed et d’Hassan à Ajaccio, Tunisiens accusés de
deal. Les assassins, elle les a croisés sur le pas de sa porte. Ce souvenir, elle l’a enfoui en elle.
Oublié !... Mais peut-on tromper volontairement sa mémoire ? La nettoyer comme un disque dur ?


Une rencontre, et tout rejaillit peu à peu. Commence une identification d’un des meurtriers, au détour de
huit portraits de coupables potentiels qui sont autant de petits machos minables. Un texte souvent
grinçant mais heureusement, les merles préfèrent Schubert, et ils indiquent la voie à suivre !
L’ÉCRITURE est dense, foisonnante, la langue très imagée. La partition est différente pour les deux
personnages. La première a droit à un thème enlevé, marqué par la vivacité et les surprises, des
variations de ton, un rythme syncopé. Le thème du second personnage - est-ce lui cet « ordinaire
insulaire » ? - est plus languide, régulier ; il se décline dans les étonnantes variations de cet anti-héros,
multiple et fantasmé (Augusto 1, 2, 3…).
Les passages sur le quotidien - encore « un ordinaire insulaire » - ont l’authenticité d’un vécu tragicomique.
Il y a là un talent certain à décrire notre micro société et les modes de relation qu’on y noue.
Sans oublier l’aptitude de l’auteur à exprimer la vie intérieure, l’état psychique de ses personnages, au
travers d’instantanés de leurs paysages intimes en constant mouvement.
L’AUTEUR
écrivain et journaliste Michèle Acquaviva-Pache a débuté dans la presse à Paris
(Humanité-Dimanche), puis à Cotonou (Daho-Express). De retour à l’Huma-Dimanche elle écrit de
nombreuses années sur la politique étrangère (ouest de la Méditerranée, Maghreb, Afrique). Installée à
Bastia, elle a travaillé à Kyrn, U Ribombu, Le Journal de la Corse, et a lancé avec Antoine Acquaviva "A
Rivista", un éphémère et passionnant bimensuel. Romancière éditée depuis 2001 chez L’Harmattan, elle
publie "Chroniques d’innocence"1 composé de six fictions qui ont pour cadre une vielle ville, avec en
toile de fond une monstrueuse affaire, le tout sans aucune ressemblance bien sûr avec notre île si
paisible ! Michèle Acquaviva-Pache a publié également un texte à quatre mains2, un ouvrage entre
fiction et réel qu’elle nomme « texte mixte »3 et du théâtre4, car elle a découvert enfant la satire sociale
avec les marionnettes lyonnaises, puis les créations de Roger Planchon à Villeurbanne, et celles de
Marcel Maréchal aux Marronniers.