Espace Diamant

15 août // Concert hommage à Napoléon dans le cadre de l’année du bicentenaire de sa mort


Un concert exceptionnel à vivre absolument !
15 août 2021 au Casone / 21h.
Billetterie ouverte !!!
Billetterie :
https://www.corsebillet.co/Concert-hommage-a-Napoleon_a1278.html
+ points de vente affiliés : https://www.corsebillet.co/Points-de-Vente_r26.html


Ensemble Matheus
Jean-Christophe Spinosi, direction
Tanguy de Williencourt, piano


Ensemble Matheus / Edouard Brane
Ensemble Matheus / Edouard Brane
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate pour piano n°23 Appassionata
 
Joseph Haydn (1732-1809)
Finale de la Symphonie n°82  « l’Ours »
 
Ludwig van Beethoven
Ouverture de Coriolan
 
Concerto pour piano n°5 « l’Empereur »

 

J.C. Spinosi / Jean-Baptiste Millot
J.C. Spinosi / Jean-Baptiste Millot
200 ans après la mort de Napoléon Bonaparte, le chef d’orchestre de renommée internationale Jean-Christophe Spinosi – lui-même corse – et son ensemble Matheus rendent hommage à cette personnalité illustre de l’Histoire universelle.
Napoléon était un passionné de musique, ce que l’on ne sait pas toujours. Particulièrement sensible à l’opéra italien, il organisa des concerts au théâtre des Tuileries, contrôla la programmation de l’Académie Impériale de Musique et réorganisa les institutions musicales.
Il tenait Haydn en haute estime, au point qu’il avait tenu à ce que son ambassadeur aille s’incliner sur sa dépouille – le compositeur était mort en 1809 à Vienne, alors occupée par les troupes de l’Empire. Le Finale de sa Symphonie n°82 - surnommée l’Ours en raison de sa basse obstinée bourdonnante -, une quasi charge militaire, relève du coup de génie : si quelqu’un a pu l’apprécier à sa juste valeur, c’est bien Napoléon.
Mais c’est Beethoven, dont on a souvent dit l’admiration qu’il ne pouvait s’empêcher de ressentir pour le natif d’Ajaccio, qui est au centre de ce concert. Sa Sonate Appassionata, peut-être sa plus célèbre, est une œuvre de feu et de sang, où le soliste, épuisant toutes les ressources pianistiques, semble engager un combat sans retour, jusqu’à transformer son clavier en champ de bataille.
Non moins éloquente, l’Ouverture Coriolan, portrait d’un général à l’âme orgueilleuse, est un des exemples les plus frappants du grand geste beethovennien, tout de noblesse et d’ardeur. Ses dernières mesures, qui se perdent au loin, tel le grand homme s’effaçant peu à peu pour bientôt entrer dans la nuit, héros au destin brisé, prendront ce soir une singulière résonance. Contraste édifiant avec le Concerto l’Empereur, la musique dans ce qu’elle a de plus glorieux, de plus audacieux.
Sans doute Beethoven sentait-il une proximité entre lui et le grand Corse. De fait, leurs parcours se répondent : Napoléon exilé des hommes à Sainte-Hélène, Beethoven exilé du monde et de lui-même à travers sa surdité. Deux personnages plus grands que nature, deux figures hors normes.
L’Ensemble Matheus
 
Monteverdi, Vivaldi, Rossini, Beethoven, Chostakovitch… depuis sa création en 1991, l’orchestre s’est illustré dans tous les répertoires et s’est imposé, par sa démarche artistique audacieuse, comme l’une des formations les plus reconnues du monde musical. L’Ensemble Matheus ne cesse de partager sa passion avec le plus grand nombre en n’hésitant pas à bousculer les traditions, sous la direction de son chef, Jean-Christophe Spinosi.
 
Au fil des années, l’Ensemble tisse des liens privilégiés avec les lieux les plus emblématiques du paysage musical français, parmi lesquels le Théâtre du Châtelet, le Théâtre des Champs-Elysées, l’Opéra Royal du Château de Versailles ou Les Grands Concerts de Lyon.
 
Il est également l’invité régulier des grandes scènes internationales à Vienne, Salzbourg, Moscou, Madrid, Munich, Londres, Barcelone, New York, Buenos Aires… Fin 2019, l’Ensemble s’est produit en Egypte à l’occasion de concerts au Caire et à Alexandrie commémorant le 150ème anniversaire de l’inauguration du canal de Suez.
 
En parallèle, et jusqu’en juillet 2024, année des jeux Olympiques à Paris, l’Ensemble Matheus développera le projet « Olimpiade », œuvrant ainsi au rapprochement  des mondes de la musique et du sport, dans le but d’inspirer et d’initier la création et la diffusion d’œuvres nouvelles.
 
Jean-Christophe Spinosi
 
Chef d’orchestre charismatique, dégageant sur scène une rare énergie, mais aussi artiste profondément humaniste et audacieux, Jean-Christophe Spinosi n’hésite pas à décloisonner les genres pour aller à la rencontre de nouveaux publics. Avec un enthousiasme communicatif, il explore tous les répertoires en s’affranchissant des frontières et des conventions.  
 
Malgré sa carrière internationale, Jean-Christophe Spinosi reste profondément attaché à ses racines corses, entre Extrême sud et Niolu, de Caldarello à Corscia. Celui qui dit avoir grandi dans la joie des veillées corses a durablement été marqué par les moments de partage de la musique en famille. L’âme de la terre de ses ancêtres, l’authenticité de ses habitants, et cette nature belle et sauvage dont il ne peut se passer, continuent d’être une source d’inspiration pour ce musicien fondamentalement sincère et habité par son art.
 
Au fil de son parcours, il noue des amitiés musicales privilégiées avec de grands artistes tels que Cecilia Bartoli ou Philippe Jaroussky, avec lesquels il réalise une série d’enregistrements qui suscitent un véritable engouement auprès du public et de la critique internationale. 
 
Il se produit dans les grandes maisons d’opéra à travers le monde (Opéra de Vienne, Theater an der Wien, festival de Salzbourg, Liceu de Barcelone, Teatro Colón de Buenos Aires, Opéra Royal de Stockholm, et les opéras de Versailles, Hambourg, Zurich, Madrid, Londres, Berlin, Moscou...) et dirige les orchestres les plus prestigieux (Orchestre Philharmonique de Vienne, Orchestre de la radio de Berlin, Konzerthausorchester Berlin, Deutsche Symphony Orchester Berlin, Orchestre National d’Espagne, Philharmonie de Monte-Carlo, Orchestre de Paris, Birmingham Symphony Orchestra, Royal Stockholm Philharmonic, New Japan Philharmonic de Tokyo…).
En juin 2021, il dirige trois concerts avec l’Orchestre Philharmonique de Berlin.
 
Tanguy de Williencourt
 
Musicien complet, soliste recherché, chambriste non moins sollicité, Tanguy de Williencourt figure au nombre des pianistes les plus éloquents de sa génération.
 
Titulaire de quatre Masters au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (piano, musique de chambre, accompagnement, direction de chant), sa carrière le mène à se produire à la Philharmonie de Paris, la Maison de Radio France, le Théâtre des Champs-Elysées à Paris, à l’Opéra de Lille, l’Auditorium de Bordeaux, le Grand Théâtre de Provence à Aix-en-Provence ainsi que dans des festivals comme Nohant, Montpellier, Pablo Casals à Prades, La Chaise-Dieu, Les Chorégies d’Orange, La Folle Journée de Nantes ou la Roque d’Anthéron.
 
Tanguy de Williencourt n’est pas moins actif à l’étranger, avec des concerts à la Philharmonie de Saint-Pétersbourg, au Festival Yehudi Menuhin de Gstaad, au Palazetto Bru Zane à Venise, à la Philharmonie de Berlin.
 
Il a signé plusieurs albums, dont deux en solo (Mirare), salués par la critique (cinq étoiles Classica et Diapason).
 
 

Tanguy de Williencourt photo Jean-Baptiste Millot
Tanguy de Williencourt photo Jean-Baptiste Millot