Espace Diamant

Jeudi 16 avril - Prison possession - Théâtre


Jeudi 16 Avril
20h30
Espace Diamant
Théâtre - Création
Tarif B


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Prison possession
De et avec François Cervantes
Pour cette nouvelle création, François Cervantes a écrit à partir d’un échange de correspondances avec des détenus de la prison du Pontet.
Prison Possession est un texte pour un homme seul, ‘habité’ par un détenu, avec qui il a retrouvé le rythme oublié du courrier, la circulation des enveloppes, la découverte des écritures tracées à la main.
 
‘Je commence une correspondance avec des détenus. Je me dis que dans une prison, chacun est seul : la prison ne fait pas groupe. Lʼexpérience de la prison n’est pas universelle. L’homme n’existe que collectivement, socialement. Cette privation de liberté, elle ne se partage pas, elle est  indescriptible : c’est ce que tous me disent au fil des lettres. Quand je leur écris que je comprends, ils me corrigent : non, tu ne peux pas comprendre. La prison coupe les liens qui reliaient un individu aux autres et au monde. Un homme est amputé du monde et le monde est amputé d’un homme. Et couper ces liens, c’est couper ses pensées. Cet espace entre deux personnes, immobiles, une lettre à la main, devient vibrant. Notre relation ne ressemble à rien d’autre : ce n’est pas une amitié, ni une fraternité, rien… C’est une relation magique, je m’en rends compte peu à peu, et nous sommes tous les deux consentants. Je retrouve mes premiers moments d’écriture, ceux de lʼenfance : j’apprenais à écrire pour apprendre à parler’.
François Cervantes
 
Extrait
Je le voyais toujours assis à sa table, et que sa table soit sur un balcon d’un hôtel du Caire, dans une chambre d’hôtel à Grenoble, dans un jardin d’une maison du Sénégal, c’était toujours la même table, le même type penché, que je ne connaissais pas. Je ne comprenais pas pourquoi il restait dans sa chambre à m’écrire, au lieu d’aller boire une bière à une terrasse de café ! Je lui écrivais ça, dans mes lettres, que ça ne voulait rien dire toutes ces pages d’écriture, sans jamais se voir, sans rien, juste s’écrire, des mots et rien que ça. Mais il me répondait, d’une humeur égale, et nos liens se resserraient. Les mots ils étaient là, devant moi, sur la page, je les lisais et… Je ne pourrais pas expliquer ça autrement : je me retrouvais plongé dans le corps de ce type qui était en train de m’écrire.
 
 Sous les regards croisés de : Georges Appaix, Xavier Brousse, Catherine Germain, Harel Luz, Stephan Pastor
Son et régie générale : Xavier Brousse
Scénographie Harel Luz
Production : L’Entreprise
Co-production : Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur – Théâtre de Cavaillon, scène nationale
Durée : 1 heure
L'Entreprise est une compagnie de théâtre conventionnée et subventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication-DRAC PACA, le Conseil Régional Provence Alpes Côte d'Azur, le Conseil Général des Bouches-du-Rhône et la Ville de Marseille.
 
A l’Aghja à 21h Vendredi 17 avril : Sainte dans l’incendie & samedi 18 avril : A portée de crachat, mise en scène Laurent Fréchuret . Samedi 18 à 18h Rencontre débat avec François Cervantès et Laurent Fréchuret.
 
Un tarif spécifique et réduit sera mis en place  pour l’achat des 4 spectacles.


Rédigé le Jeudi 16 Avril 2015 à 20:30 | Lu 194 commentaire(s)




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