Espace Diamant

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Lecture par le théâtre NéNéka : 'Monsieur le député' de Leonardo Sciascia


Bibliothèque Patrimoniale / Mardi 29 et mercredi 30 mai / 19h / Tarif unique 5 euros
la billetterie est exclusivement à l'Espace diamant. Il n'y aura pas de vente de billets à la bibliothèque les soirs de lecture.


Photo du spectacle "La mort de Danton"
Photo du spectacle "La mort de Danton"
Achetez vos places en lignes ici à partir du 2 mai 2018

'Monsieur le député'
Textes Leonardo Sciascia 
Mise en scène François Orsoni
Distribution Flore Babled, Jean Louis Coulloc’h, Alban Guyon, François Orsoni, Pascal Tagnati 
Régie François Burelli
Administration de production Grace Casta
 
Monsieur le député, « une comédie qui n’est pas une comédie » dit Sciascia, se lit comme un récit policier de la comédie du pouvoir où la parole est toute-puissante pour faire et défaire les destinées. 
 
On parle peu en Sicile et Sciascia, par les mots échangés entre ses personnages, par leurs silences, va tout droit au coeur des choses et des êtres. 
 
Le drame humain se fait chair, et tout dialogue prend bien vite son poids d'honneur ou son poids de plomb.
 
Sciascia met en scène la métamorphose sournoise d'un vertueux professeur de lettres classiques passionné par son enseignement et la lecture de Don Quichotte : honnête homme, Frangipane deviendra, sous la pression d'un prélat corrompu, l'homme de tous les compromis qui assoit son pouvoir politique en sacrifiant sa culture, sa femme, l'admirable Assunta, rebelle pleine de douceur, si lucide qu'on veut la faire passer pour folle, sa famille, sa dignité. 
 
Dans des scènes au scalpel, qui révèlent, sous le masque des victorieux, toutes les faiblesses humaines, une fois de plus, mais ici dans la nudité des dialogues, Sciascia nous montre comment la gangrène du pouvoir pourrit nos sociétés, dont les témoins salvateurs ont la voix candide des vaincus.

La lecture publique fait maintenant partie de l’histoire de la compagnie, que ce soit avec "Les contes fantastiques" de Maupassant, "Fusées" de Charles Baudelaire, "Le château des Carpates" de Jules Vernes, "Morphine" de Boulgakov, des nouvelles de Pirandello, "Murtoriu" de Marco Biancarelli, "Fin de mission" de Phil Klay ou plus récemment la Mort de Danton de Georg Büchner.
Nous avons toujours voulu offrir des grands textes de la littérature, faire de la lecture un outil essentiel de la démocratisation culturelle. Notre patrimoine littéraire est une richesse inépuisable et la lecture publique, dans un temps réduit, donne accès à ces grandes oeuvres.
Elle est susceptible de créer des envies de lectures, d’émouvoir par le verbe, par le propos, au delà de toute forme de représentation.
La bibliothèque d’Ajaccio est un lieu puissant, sans doute un des plus majestueux de notre ville. J’aime m’y arrêter et lire dans ce silence rassurant qui accompagne la fréquentation des livres. Cet héritage de l'empire est un décor raffiné, un lieu hors du temps, une sorte d’écrin d’intelligence et de savoir : un lieu qui en soit est déjà un spectacle. Nous lirons des histoires ou des textes didactiques, des nouvelles ou des extraits de romans fleuves, des textes obscurs et d’autres drôles, des textes qui parleront de la Corse, d’autres pas du tout.

Rédigé le Mardi 29 Mai 2018 à 15:04 | Lu 30 commentaire(s)